Je suis Canadien au Costa Rica.
Introduction :
Bienvenue dans le monde moderne, où vous pouvez travailler depuis une plage en Thaïlande pour une entreprise allemande, payer des impôts au Canada, et vous faire livrer un kebab turc par Uber Eats en France.
Pourtant, si vous osez rester six mois de trop à l’étranger, votre pays vous considère comme un fugitif fiscal.
Logique ? Bien sûr que non.
1. La citoyenneté, cette loterie géographique
Vous êtes né quelque part par hasard.
Félicitations ! Voici ce que ça vous donne :
- Un passeport : Certains (comme le canadien) vous ouvrent toutes les portes. D’autres (comme le syrien) vous les ferment. Justice ? Non, juste la géolocalisation de votre mère en 1990.
- Des impôts : Vous vivez à Bali depuis 3 ans ? Peu importe, le fisc canadien veut sa part parce que vous avez « des liens significatifs » (traduction : vous avez encore un compte Netflix canadien).
- Le droit de vote : Pour élire des gens qui décideront de choses… dans un pays où vous ne vivez plus. Pratique.
2. Le télétravail : liberté ou piège à cons ?
Grâce à Internet, vous pouvez travailler depuis n’importe où… sauf que :
- Votre entreprise : « On accepte le télétravail ! Mais seulement si c’est dans le même fuseau horaire que le patron (qui part à 15h pour le golf). »
- Les visas : Vous voulez coder depuis le Portugal ? Désolé, votre visa touriste ne permet pas de répondre à un email. Techniquement, vous êtes un criminel.
- Les impôts (encore eux) : Si vous restez trop longtemps au Mexique, le fisc local va vous réclamer des sous. Si vous rentrez au Canada, le fisc canadien aussi. Résultat : vous êtes ruiné, mais au moins, vous avez un bon bronzage.
3. Les Jeux Olympiques, ou la grande mascarade des nationalités
Combien de Canadien Français avec un nom comme Tremblay avez-vous vue aux Jeux Olympiques représenter le Canada?
et vous entendez :
- Commentateur : « Voici Vladislav Petrov, défenseur de l’équipe du Canada ! »
- Vous : « Attends, il a un nom russe, il joue en France, et il représente le Canada ? »
- Réalité : Il a un cousin à Toronto, donc c’est bon.

Pendant ce temps, des athlètes changent de nationalité comme de chaussettes pour avoir une chance de participer. Le Qatar naturalise des handballeurs brésiliens, la France recrute des judokas algériens… Bref, le patriotisme, c’est surtout une question de paperasse.
4. Les solutions (parce qu’il faut bien en proposer)
A. Le passeport universel
- Un seul document, reconnu partout. Plus besoin de faire la queue 4h à l’ambassade pour un visa.
- Problème : Les bureaucrates mondiaux vont exiger 47 formulaires pour l’obtenir.
B. L’impôt planétaire
- Un seul prélèvement, redistribué équitablement.
- Problème : Les riches iront vivre sur une île privée et diront qu’ils sont « en déplacement professionnel ».
C. La citoyenneté à la carte
- Vous choisissez votre pays comme une option Netflix : « Aujourd’hui, je me sens canadien. Demain, peut-être italien. »
- Problème : Tout le monde va vouloir être suisse pour les chocolats et l’argent caché.
Conclusion : Un monde schizophrène
Nous vivons dans une époque où :
- Vous pouvez avoir 3 nationalités, 5 comptes bancaires, et un emploi dans le métavers.
- Mais si vous oubliez de déclarer 20$ à la douane, vous êtes un dangereux hors-la-loi.
Alors, citoyen du monde ou prisonnier des frontières ? La réponse est simple : les deux.
(Blog écrit depuis un café au Costa Rica, avec un VPN américain, un compte bancaire canadien, et une conscience coupable.)
Vous vous reconnaissez ? Likez, partagez, et surtout… ne dites pas au fisc où vous êtes ! 😉clicandchill Nouveau: mon site YouTube: clicandchill


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