Les enjeux du système de santé québécois : entre gratuité et efficacité

Par clicandchill Un nouveau groupe Facebook pour le

Québec soixante ans et plus


Le système de santé est à bout de souffle.

Vous l’avez tous vécu :

  • 12 heures d’attente à l’urgence pour une entorse.
  • 18 mois de délai pour une chirurgie de la cataracte.
  • 6 mois pour un IRM, alors qu’en Allemagne, c’est fait en une semaine.

Le système de santé québécois est universel et gratuit, mais cette gratuité a un prix : l’engorgement chronique.

Et si la solution passait par un modèle mixte, comme en Allemagne ou en Suède ?


1. Le système actuel : Gratuit… mais inefficace

Ce qui fonctionne

Accès universel : Personne ne meurt faute d’argent pour se soigner.
Prise en charge des maladies graves (cancer, urgences vitales).

Ce qui ne fonctionne pas

Temps d’attente aberrants :

  • Moyenne au Québec : 12-24 mois pour une prothèse de hanche.
  • Moyenne en Allemagne/Suisse : 3-6 mois.

Abus du système :

  • 30% des visites à l’urgence ne sont pas urgentes (rhumes, petites coupures).
  • Pas de frais = peu d’incitation à utiliser les services judicieusement.

Manque de concurrence :

  • Les hôpitaux publics n’ont aucune pression pour améliorer leur performance.

2. Les alternatives : 100% public, 100% privé… ou un juste milieu ?

Option 1 : Rester 100% public (mais mieux géré)

  • Avantage : Équité préservée.
  • Risque : Continuer à subir les mêmes problèmes.

Option 2 : Privatiser complètement (comme aux USA)

  • Avantage : Rapidité pour ceux qui peuvent payer.
  • Risque : Injustice sociale, faillites médicales.

Option 3 : Un système mixte (comme en Allemagne/Suède)

  • Public pour l’essentiel (urgences, maladies graves).
  • Privé régulé pour les soins non urgents (IRM, chirurgies électives).
  • Franchises modérées (ex. : 10-20 $/consultation) pour décourager les abus.

3. Comment un modèle mixte pourrait fonctionner au Québec ?

A. Introduire une franchise modeste

  • Exemple :
  • 5-20 $ par consultation (exempté pour enfants, bas revenus).
  • Impact : Réduction des visites inutiles sans bloquer l’accès aux soins.
  • Cas réel : En Suède, une consultation coûte ~15-30 €, mais les urgences restent gratuites.

B. Développer un secteur privé régulé

  • Autoriser des cliniques privées pour :
  • IRM, échographies (délais réduits de 6 mois à 1 semaine).
  • Chirurgies non urgentes (cataracte, prothèses).
  • Interdire le double jeu : Un médecin doit choisir entre public OU privé.

C. Récompenser les hôpitaux performants

  • Bonus financier pour ceux qui réduisent leurs temps d’attente.
  • Sanctions pour ceux qui gaspillent des ressources.

4. Les risques à éviter

Une privatisation sauvage → Créerait une médecine à deux vitesses.
Affaiblir le public → Si trop de médecins partent au privé, le système s’écroule.

Solution :

  • Garder un noyau public fort (urgences, cancer, soins aux plus démunis).
  • Libéraliser seulement les soins non urgents.

5. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Faut-il :
🔹 Rester à 100% public et tenter de mieux le gérer ?
🔹 Introduire des frais modérés pour désengorger le système ?
🔹 Ouvrir davantage au privé, comme en Europe ?

Dites-le en commentaires !


Conclusion : Le statu quo n’est plus une option

Le Québec doit choisir :

  • Continuer avec un système gratuit mais inefficace ?
  • Ou évoluer vers un modèle mixte, plus rapide et mieux géré ?

Une chose est sûre : ne rien changer, c’est condamner les patients à des années d’attente supplémentaires.


📌 À vous la parole !

Quelle réforme préconisez-vous ? Partagez votre avis en commentaires.

(Sources : RAMQ, ICIS, OCDE, études comparatives Allemagne/Suède.



Commentaires

Laisser un commentaire